Communiqué de presse

INSCRIPTION DU PHARE DE CORDOUAN SUR LA LISTE DU PATRIMOINE MONDIAL DE L’UNESCO : UNE VICTOIRE POUR LE PATRIMOINE MARITIME FRANÇAIS

Publié le 26/07/2021

La ministre de la Mer, Annick Girardin, salue l’inscription par le Comité du patrimoine mondial de l’UNESCO du Phare de Cordouan sur la liste du patrimoine mondial, dont la 44e session se déroule actuellement à FOUZHOU (Chine) depuis le 17 juillet.

« La décision du Comité du patrimoine mondial vient reconnaître les efforts menés, depuis plus de 400 ans, par des générations de femmes et d’hommes qui ont permis de préserver, faire évoluer et transmettre ce monument. L’inscription sur la Liste du patrimoine mondial est une formidable nouvelle pour notre pays mais elle implique une grande responsabilité, celle de continuer à préserver ce site exceptionnel pour les générations futures. Après avoir guidé des milliers de marins et leurs embarcations, ce phare continue de symboliser le génie français et possède une place à part dans notre patrimoine maritime national.

Annick Girardin, ministre de la Mer

Après la Tour Hercule, phare à terre de La Corogne en Espagne, le phare en mer de Cordouan est le 2e ouvrage de signalisation maritime à intégrer, en tant que Bien culturel, la liste du patrimoine mondial. Le Comité du patrimoine mondial a reconnu la valeur universelle exceptionnelle de Cordouan en tant que chef d’œuvre du génie créateur humain et représentant des grandes phases de l’histoire des phares.

Situé à 7 km des côtes, à l’embouchure de l’estuaire de la Gironde, Cordouan est le plus ancien des phares français encore en activité. Entré officiellement en service en 1611, le phare marque l’embouchure de la Gironde depuis plus de 400 ans en arrivant du large et matérialise à l’approche de la côte les dangers potentiels pour les navigateurs. Classé monument historique dès 1862, son architecture grandiose émergeant des flots tumultueux a marqué les esprits depuis sa création. C’est un chef d’œuvre du génie créateur humain résultant de la volonté de concevoir un ouvrage de signalisation maritime comme un monument digne des anciennes Merveilles du monde. Attirés par le prestige du « phare des rois », les meilleurs architectes et ingénieurs de France y ont expérimenté leurs innovations. Ainsi, Augustin Fresnel y a testé en 1823 sa lentille à échelon éponyme qui révolutionna le système d’éclairage et qui est encore aujourd’hui utilisée partout dans le monde.

Le phare de Cordouan, propriété de l’État, est géré par les services de la direction interrégionale de la mer Sud-Atlantique, service déconcentré du ministère de la Mer (direction des affaires maritimes) qui a confié sa valorisation culturelle et touristique et son gardiennage au syndicat mixte pour le développement durable de l’estuaire de la Gironde (SMIDDEST). Lancée officiellement en 2016, la candidature de Cordouan a mobilisé les ministères de la Transition écologique et solidaire, de la Culture et de la Mer, les acteurs locaux rassemblés au sein du SMIDDEST, l’ensemble des élus du territoire et le monde associatif. Cette candidature a aussi fait l’objet d’une importante mobilisation citoyenne.

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