Communiqué de presse

Le Secrétaire d’Etat chargé de la Mer s’est rendu à Bruxelles pour évoquer l’ensemble des sujets d’actualité avec le Commissaire européen à l’environnement, aux océans et à la pêche

Publié le 20/07/2022

Le Secrétaire d’Etat chargé de la Mer a abordé avec le Commissaire Sinkevicius les questions relatives à l’augmentation des prix du carburant et aux conséquences du Brexit pour les pêcheurs français. Il a également évoqué les enjeux liés à la décarbonation du secteur maritime et au renouvèlement de la flotte française en Métropole comme en Outre-mer, ainsi que les enjeux en termes de protection des océans et de biodiversité marine.

L’échange a également porté sur l’avis motivé concernant la protection des espèces marines protégées et les captures accidentelles de cétacés issues de la pêche que la Commission européenne vient d’adresser à la France et à l’Espagne.

La France n’a pas attendu pour agir sur ce sujet et déploie depuis 2017 un plan d’action concret pour réduire significativement et sur le long terme les captures de dauphins dans le Golfe de Gascogne :

  • elle travaille d’abord à avoir une meilleure connaissance des populations de dauphins et de leurs interactions avec les pratiques de pêche grâce à la collecte de données, notamment grâce au : renforcement des embarquements d’observateurs sur les navires de pêche, à l’équipement des navires en caméras et au survol aérien ;
  • elle soutient avec l’Espagne et le Portugal des projets scientifiques d’envergure qui vont permettre à terme de mettre au point des solutions techniques ;  
  • elle avance avec ces mêmes pays sur l’application de mesures règlementaires efficaces, comme l’équipement obligatoire en pingers (dispositifs de répulsion acoustique) des chalutiers concernés pour éloigner les cétacés, et l’obligation des pêcheurs de déclarer les captures.

Dans les prochains mois, des mesures complémentaires vont être prises afin de déployer un plan d’action opérationnel et effectif dès l’hiver prochain.

La secrétaire d’État chargée de l’Écologie, Bérangère Couillard, est aussi résolument engagée à répondre à cet enjeu par ce plan d’actions avec des mesures ambitieuses et innovantes pour réduire significativement les captures accidentelles et les échouages.

À cet effet, le Secrétaire d’Etat a demandé un délai supplémentaire pour répondre à la Commission et présenter un dispositif affiné et concerté.

Sur ce sujet comme sur les autres, la définition des dispositifs s’inscrira dans une démarche co-construite avec les pêcheurs, en lien avec l’ensemble des parties prenantes : le secrétariat d’Etat à la Mer y travaillera avec la Commission, les États membres, les scientifiques, les professionnels de la pêche, ainsi qu’avec tous les acteurs engagés pour la pêche et la préservation de la biodiversité.

Pour Hervé Berville, secrétaire d’Etat chargé de la Mer : « J'ai échangé ce lundi à Bruxelles avec le Commissaire Européen à l'Environnement et à la Pêche sur tous les enjeux maritimes à court et moyen termes. Nous n'avons pas attendu pour agir dès 2017 pour réduire durablement les captures accidentelles de cétacés dans le Golfe de Gascogne. J'ai, à cet effet, demandé un délai d'un mois supplémentaire à la Commission pour adresser à l'automne un plan d'actions ambitieux que je construirai avec toutes les parties prenantes, professionnels et acteurs engagés pour la préservation de la pêche et de notre biodiversité marine. »

Pour Bérangère Couillard, secrétaire d’État chargée de l’Écologie : « Le sujet des captures accidentelles de petits cétacés est un sujet complexe. La France est résolument engagée à répondre à cet enjeu et plusieurs actions ont été menés depuis 2017, comme l'équipement obligatoire des chalutiers en pinggers ou la collecte de données sur les captures accidentelles. J'ai bien conscience que ces travaux prennent du temps, mais notre méthode permet de co-construire des mesures avec les parties prenantes. Surtout avec le secteur de la pêche, maillon indispensable à la réussite de la protection des petits cétacés. »