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PRÉSERVATION ET VALORISATION DE L'OCÉAN : L'ODD14 AU CŒUR DE LA JOURNÉE MONDIALE DE L’OCÉAN 2021

Publié le 08/06/2021

Crédits : Jérôme Couroucé / Terra
« L’océan : vie et moyen de subsistance » : le thème de la Journée mondiale de l’océan 2021 fait écho à l’enjeu de durabilité de l’océan et de ses ressources, porté par l'objectif n° 14 des 17 Objectifs de développement durable (ODD) des Nations unies. Pour répondre à ces défis, le ministère de la Mer définit et met en œuvre, avec le ministère de la Transition écologique, la politique relative à la gestion durable des espaces maritimes, à la protection de l’environnement et des milieux marins, à la gestion intégrée des zones côtières et au domaine public maritime. Il a ainsi vocation à porter sur la scène internationale le rayonnement maritime de la France, deuxième espace maritime mondial, au travers des engagements de la France dans la mise en œuvre de l’ODD14.

L’enjeu : conserver et exploiter durablement les écosystèmes marins et côtiers

L’océan recouvre 70 % de la surface terrestre. Il contribue à produire 50 % de l’oxygène sur la planète et abrite la majorité de la biodiversité. Les espaces océaniques et côtiers sont également l’une des clés de voûte de notre économie, puisque près de 40 millions de personnes devraient être employées par les industries océaniques d'ici à 2030. L’océan représente donc une source de vie et de subsistance pour l’espèce humaine et pour l’ensemble des êtres vivants.

Pour protéger et préserver ces espaces, l’Objectif de développement durable n°14 adopté par l’Assemblée générale des Nations unies en 2015 s’appuie sur 7 priorités :

  • la lutte contre les pollutions de toutes natures débouchant sur l’océan ;
  • la gestion durable des écosystèmes marins et côtiers, notamment en matière de résilience et de restauration, selon une approche intégrée ;
  • la lutte contre l’acidification ;
  • la préservation d’au moins 10 % des zones côtières et marines en aires marines protégées ;
  • la lutte contre la surpêche et la pêche illicite et le soutien à la pêche artisanale ;
  • la préservation des petits États insulaires et des États en développement, en les faisant bénéficier de l’exploitation durable des ressources marines grâce à une gestion durable des pêches, de l’aquaculture et du tourisme ;
  • l’accélération des recherches scientifiques et du transfert de technologies, l’action de la France à l’Organisation maritime internationale.

Les actions du ministère de la Mer pour atteindre l’ODD14

Afin d’atteindre ces priorités, la France a pris de nombreux engagements. Une majorité des actions décidées est aujourd’hui réalisée ou en cours.

  • 30 % de notre zone économique exclusive désignée en aires marines protégées : la mer de Corail, 3e plus grande zone protégée au monde (1,3 millions de km2), les Terres australes et antarctiques françaises - TAAF (834 334 km²), le sanctuaire Palau (dont 80 % en protection stricte), Clipperton…
  • La planification en cours de l’espace maritime : l’ambition est de gérer les activités économiques en mer et sur nos littoraux dans un souci de protection de la biodiversité et des ressources. Les premières stratégies de façade maritime ont été adoptées fin 2019 pour les 4 façades de l’Hexagone, le travail est en cours pour les bassins d’outre-mer.
  • La lutte contre toutes les formes de pollutions : pour agir contre la pollution plastique, les plastiques à usage unique ont été interdits et la loi récente sur l’économie circulaire permet de récupérer les filets de pêche contenant du plastique ;  la filière REP (responsabilité élargie des producteurs), unique au monde, a été mise en place pour le recyclage des bateaux de plaisance.
  • La protection des cétacés : la France a mis en place, durant l’hiver 2020-2021, un plan d’action ambitieux visant à lutter contre les captures accidentelles de petits cétacés en Atlantique nord-est ; celui-ci est fondé sur l’amélioration des connaissances des interactions entre les activités de pêche identifiées à risque et l’état de la population de dauphins communs en Atlantique nord-est.

En plus de ces actions, le ministère a également soutenu la mise en place d’une zone maritime particulièrement vulnérable (ZMPV) en Méditerranée ou encore la fin de l’exploitation des hydrocarbures en mer en 2040. La France s’est engagée dans six des 18 conventions des mers régionales sur les sujets de biodiversité marine, de gestion intégrée des zones côtières, de lutte contre les pollutions hydrocarbures et les pollutions telluriques.

Le secteur économique, en première ligne

La nécessité d’un engagement du monde économique pour l’ODD14 est essentielle compte tenu de l’importance de l’économie maritime et côtière, et des impacts, souvent méconnus, des secteurs industriels en matière de pollution qui débouche sur l’océan : par exemple, le secteur alimentaire avec les emballages en plastique, mais aussi le secteur des cosmétiques ou le tourisme balnéaire.

La direction des affaires maritimes et la Fondation de la mer ont fait produire, avec l’appui du Boston consulting group, un référentiel RSE OCEAN ODD14 (RSE pour Responsabilité sociétale des entreprises), à l’usage de tous les secteurs économiques, qui peuvent ainsi identifier leurs impacts sur l’océan et s’engager dans des démarches vertueuses de réduction des pollutions, voire de certification.

Pour savoir plus sur la Journée mondiale de l'océan