Actualité

Ulyx, le nouvel engin sous-marin de la Flotte océonographique française, pour mieux connaitre l’océan et les grands fonds

Publié le 22/10/2020

Crédits : Ifremer
Le 23 octobre 2020, l’exploration des grands fonds franchit une nouvelle étape, avec le baptême du nouvel engin sous-marin autonome de la flotte océanographique française, Ulyx, développé par l’Ifremer dans le cadre du projet Coral. Ce nouvel engin vient compléter la Flotte océanographique française. Il représente un véritable défi technologique : conçu spécifiquement pour la science, il permettra une meilleure compréhension de l’océan. Une connaissance essentielle pour préserver ce bien commun. L’innovation au service d’une meilleure connaissance de l’océan

Ulyx, le nouvel engin sous-marin conçu dans le cadre du projet Coral (Constructive Offshore Robotics Alliance), est un Autonomous Underwater Vehicle (AUV). Il représente une rupture technologique majeure : alors que les AUV qui composent actuellement la flotte océanographique française peuvent descendre à 3 000 mètres de profondeur, ce nouvel engin peut plonger jusqu’à 6 000 mètres de fond. La France se hisse ainsi parmi les rares pays au monde à posséder une telle technologie en investissant dans les recherche marines et maîtrisant les technologies de pointe nécessaires.

Ce nouveau robot va permettre des avancées majeures pour la recherche océanographique française. Et ce dans tous les domaines des sciences océaniques : océanographie, géosciences, biologie ou encore écologie des fonds marins. Spécialement conçu pour la science, il offre des perspectives inédites en terme de compréhension de l’océan. Un atout majeur pour la préservation et la restauration des milieux marins.

Véritable défi technologique, le nouvel engin sous-marin s’appuie sur différentes innovations majeures : son mode de navigation, sa dimension multifonction et son intelligence. Il peut à la fois cartographier des surfaces plus vastes et se mettre en mode stationnaire pour effectuer une observation du fond. Il réalise ainsi des relevés multi-échelles : il peut à la fois voir de loin et étudier de près avec une résolution d’image proche de l’œil humain. Équipé de capteurs et d’instruments, il peut également collecter des données en renseignant un panel de paramètres bien plus étendu que les modèles d’AUV précédents.

L’exploration des grands fonds : connaître pour mieux protéger

Cet engin offre, par ses capteurs et ses comportements intelligents, de nouvelles possibilités pour répondre aux enjeux de recherche et d’exploration des grands fonds : évaluation des ressources minérales, écologie et fonctionnement des écosystèmes profonds et de leurs changements, caractérisation biogéochimique des environnements, etc. Il jouera un rôle de plateforme de collecte de données qui seront ensuite archivées et mutualisées au bénéfice de l’ensemble de la communauté scientifique. Ces données viendront alimenter l’ensemble de la recherche marine française sur les grands fonds.

75 %

de l’océan profond reste encore inexploré.

L’évaluation des ressources minérales et l’accroissement de la connaissance des écosystèmes des grands fonds représentent aujourd’hui un enjeu primordial au regard des besoins en matières premières. Face à cette demande, les États cherchent à explorer de nouvelles sources d’approvisionnement. Les métaux présents sur les fonds marins sont donc considérés comme une ressource potentielle. La recherche et l’observation scientifiques ont ainsi un rôle clé à jouer pour mieux comprendre ces milieux, préserver la biodiversité, et adopter une stratégie pour « éviter, réduire et compenser » les impacts d’une éventuelle future exploitation